Les serviteurs invités : Dimanche 06 avril 2014, accueillir

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LES SERVITEURS INVITÉS : le Dimanche 06 avril 2014

Compte rendu de la journée :


Le dimanche 6 avril, nous étions donc une soixantaine réunis dans la salle Sainte Quitterie ; Comme souvent dans les Évangiles, tout commença par un (savoureux) repas (réunionnais) ; merci à Marie-Clarence pour la qualité des mets et aussi pour sa gaité ; un grand merci également à toutes celles et ceux qui ont participé à la préparation de cette journée.
Le site internet du secteur a été présenté : c’est un outil au service des équipes et de la mission ; chaque équipe doit utiliser le site pour annoncer, puis témoigner de la vie d’Eglise de notre secteur, pour les habitués, mais aussi pour les personnes qui viennent vers l’Eglise de façon occasionnelle.

Puis le thème de la journée a été précisé :

Nous sommes rassemblés en Église en tant que serviteurs ou appelés à l’être.
Les lettres de missions de notre Archevêque,  qui engagent toutes les équipes, insistent sur « vous vivrez de l’Esprit »
Vous ne commencerez pas par vouloir être de bons organisateurs, « vous vivrez de l’Esprit »
Car notre Église nous demande de participer à sa vie et à son organisation, mais en étant témoins du Christ et en devenant missionnaires.
Missionnaires dans nos paroisses et avec une grande attention aux personnes qui viennent vers l’Eglise en particulier pour un sacrement.
Certaines n’ont pas une grande culture chrétienne, ou même peuvent avoir des images  négatives de notre Église.
La façon dont nous les recevons doit éveiller chez ces personnes deux questionnements :
- Comment se fait-il que des personnes aussi différentes, avec leurs manques, leurs souffrances, semblent s’aimer et cela de façon assez contradictoire avec les habitudes du monde ?
- Encore plus étonnant, ces personnes semblent vouloir m’aimer tel que je suis !
Et que ces personnes se mettent en chemin :
- Qui est donc ce Jésus qui semble transformer leurs vies ?
- Qu’est-ce que ce Jésus peut apporter dans ma vie et dans mon désir profond d’amour.

Nous avons ensuite visionné une vidéo de Jean Vannier en Terre Sainte : L’Évangile de la Samaritaine sur le thème de « Vivre la rencontre ».
Après un temps de méditation, nous avons relu ensemble ce récit pour bien décrypter les étapes :
- D’abord un temps de mise en confiance : malgré le côté anachronique de cette rencontre, il n’y a rien qui puisse renvoyer la Samaritaine à ses peurs ou à ses limites : au contraire Jésus se fait vulnérable pour ne pas s’imposer en maître, il veut avoir besoin d’elle et la rencontre commence par une demande tout aussi étonnante « donne-moi à boire » : le désir de fraternité devient plus fort que le lien social ou ethnique.
- Ensuite viens la première annonce : « Si tu savais le don de Dieu » ; un dialogue en vérité s’instaure alors ce qui permet de faire apparaître l’identité de chacun.
- Après la rencontre du Christ, elle n’a plus peur, elle est restaurée, elle ose témoigner.
Puis nous avons échangé sur les rencontres que nous vivons dans nos missions d’Église, avec de très beaux témoignages :
- Au niveau de l’aumônerie, avec ce projet de rencontre des jeunes et des SDF avec l’organisation de repas : il a fallu de la durée pour que les barrières tombent, parfois plusieurs années.
- Avec les visiteurs de maison de retraite ou des personnes malades qui sont face à la souffrance, à la différence d’âge, à la déchéance physique mais qui reviennent avec plus de confiance : oui, toute personne est sacrée.
- Avec l’ACAT et la rencontre de personnes qui ne recherchent pas forcément le dialogue ; il faut alors savoir accepter le refus de l’autre, cela fait partie de sa liberté.
Pour réussir la rencontre, il convient d’être vrai, de ne pas jouer un rôle. Aller vers l’autre, là où il est. Le plus gros frein à la rencontre peut être « moi » ; se croire tout puissant ; il faut diminuer sa place pour augmenter celle de Dieu.
Nous avons aussi parlé d’organisation :
- Les équipes d’accompagnement des familles en deuils auraient besoin de se conforter mutuellement.
- Il est important d’avoir une bonne communication entre les équipes, éphatha et l’agenda du site.
L’important n’est pas d’avoir une organisation parfaite : c’est la façon dont nous la vivons, y compris dans ses imperfections, qui est chemin d’Évangile et apprentissage de la vie fraternelle. Ainsi, quand il y a une erreur, il convient de se corriger en frère, de façon bienveillante, indulgente et discrète.
Bernadette HERMAN, pour l’Équipe Apostolique
Xavier DEVAL, pour l’Équipe Locale d’Animation pour la Mission
Vous avez raison de bien insister sur l'Esprit qui donne sens à nos engagements au service de l’Évangile et des frères. Cette attitude d'accueil est la première pierre de la mission. J'ai lu avec joie cette conviction dans la biographie de Madeleine Delbrêl : "la mission commence dans le missionnaire lui-même qui doit se laisser évangéliser par la Parole, se laisser convertir, s'il veut annoncer l’Évangile aux autres non seulement par ses lèvres mais par sa vie. Reprenant une donnée constante de la tradition spirituelle ecclésiale, Madeleine affirmait que vivre aujourd'hui le mystère de l'Incarnation, c'est laisser la Parole prendre chair en nous. Non plus "travailler pour le Christ", mais "être le Christ, pour faire ce que fait le Christ".
Père Jean Louis DESPEAUX

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